Face aux problèmes liés à la réanimation cardio-respiratoire, la jeune pousse Archeon fait appel à l’intelligence artificielle. Je vous présente le dispositif médical initié par cette start-up basée à Besançon.

A propos du dispositif médical

Baptisé EOlife, le système porte sur un appui à la ventilation manuelle. Pour rappel, la ventilation manuelle est utilisée dans la réanimation cardio-respiratoire.

La détresse respiratoire constitue la première cause de mortalité, à travers la planète. EOlife repose sur un modèle d’apprentissage automatique.

Cela revient à « auto-interpréter les variables ventilatoires mesurées chez le patient ». Il faut considérer la morphologie de ce dernier pour fournir la quantité d’oxygène utile à partir d’un « ballon autoremplisseur ».

Une levée de fonds essentielle

Plusieurs hôpitaux et unités de secourisme ont manifesté leur intérêt dans l’hexagone comme à l’internationale. Récemment, Archeon a procédé à une levée de fonds de 5,5 millions d’euros.

Deux fonds d’investissement ont pris part via Karot Capital et Majycc eSanté Invest. En outre, le Fonds Européen de développement régional ou FEDER et Bpifrance apportent leur soutien.

L’aspect concret du dispositif

Dans le cadre d’un arrêt cardiaque, la réanimation cardio-respiratoire est basée sur deux gestes essentiels. Il s’agit des compressions thoraciques à travers le massage cardiaque.

Il faut ajouter la ventilation artificielle avec l’aide du bouche-à-bouche ou d’un ballon auto-remplisseur. Néanmoins, la ventilation demeure imparfaite dans la majorité des cas.

Le boîtier d’OElife est établi entre le masque situé sur le visage du patient et le ballon grâce à un capteur à usage unique.

Les gestes pratiques du secouriste

Avec le dispositif EOlife, le secouriste doit juste renseigner la taille du patient en arrêt cardiaque selon trois catégories. Cela concerne la taille petite, moyenne ou grande.

Une jauge de couleur est disponible sur l’écran. Les couleurs vert, orange et rouge indiquent la quantité d’oxygène nécessaire.

L’apprentissage automatique prend en compte 50 000 cycles de ventilation. Par ailleurs, une application mobile va servir à la collecte des informations à visée clinique ou formative.

Quelques infos utiles

EOlife est conçu pour la part mécanique dans une usine à proximité de Besançon. Quant à la part électronique, elle est fabriquée dans les environs de Lille.

La vente repose sur des plans d’équipements. Actuellement, les pompiers parisiens, l’Hôpital Lariboisière et l’hôpital de Besançon appliquent le dispositif.

En outre, Archeon s’attelle à d’autres projets. Le projet Pulmon AiR porte sur un ventilateur d’urgence automatisé destiné aux détresses respiratoires importantes.

Pour sa part, le projet ventilateur intelligent favorise l’analyse des caractéristiques pulmonaires d’un patient afin d’initier un profil ventilatoire personnalisé.

Découvrez d’autres concepts ici.

Crédit Photo : .archeon-medical.com

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